RÉFLEXIONS
Journée internationale de la femme
Journée internationale pour l’élimination de la
discrimination raciale
Éducation
internationale
Peu de gens mettront en doute la valeur de l’éducation.
De même, nombreux sont ceux qui, en cette période où les
communications et la mondialisation progressent à grands
pas, reconnaissent l’intérêt accru de vivre une
expérience d’éducation internationale. L’occasion
d’élargir ses horizons, le contact avec des façons de
voir et des idées peu courantes dans son pays d’origine
et l’immersion dans un milieu culturel différent sont
autant d’atouts qui contribuent à l’expérience et au
développement intellectuel.
Pour les étudiants canadiens, ces occasions existent,
mais elles sont parsemées de nombreux obstacles et
défis, de sorte que le taux de participation est très
faible à environ 1 %. À l’inverse, dans des pays comme
les États-Unis, des politiques progressistes ont fait
bondir le taux de participation bien au-delà des 70 %.
En plus des frais de scolarité qui peuvent atteindre
35 000 $, et du coût élevé de la vie dans le pays hôte,
un étudiant canadien peut devoir se soumettre à un long
processus administratif avant d’obtenir la permission
d’entrer dans un pays.
Les avantages de l’éducation internationale justifient
l’adoption de nouvelles mesures de la part du
gouvernement, notamment davantage de souplesse dans le
financement. Un fonds de bourses d’études dont les
étudiants pourraient se prévaloir pour couvrir les frais
supplémentaires d’un programme d’échange serait
grandement profitable. Le gouvernement pourrait
également collaborer avec d’autres pays pour assouplir
les formalités d’obtention de visas à l’intention des
étudiants participant à un programme d’échange qui
souhaitent parfaire leur éducation à l’étranger ou de
ceux qui viennent étudier au Canada. Il ne faut pas
considérer ces mesures comme une dépense, mais plutôt
comme un investissement dans l’avenir du Canada et du
monde.
Diplomatie
parlementaire
Le
rôle du Canada sur la scène internationale, les prises
de position politiques, les négociations et les
rencontres au sommet ont toujours été la chasse gardée
du gouvernement au pouvoir. De plus en plus, les
parlementaires, notamment les sénateurs, sont appelés à
jouer un plus grand rôle dans le renforcement des liens
et la poursuite d’objectifs politiques avec d’autres
pays.
Le
Sénat des États-Unis et celui de l’Australie, par
exemple, sont élus et la Constitution leur confère des
pouvoirs considérables. J’ai récemment accueilli à
Fredericton et au Canada le Président du Sénat de
l’Australie, qui est le deuxième parlementaire en
importance dans ce pays, pour poursuivre les pourparlers
et les échanges entamés par nos premiers ministres
respectifs plus tôt cette année. Le Président
intérimaire du Sénat américain, le sénateur Ted Stevens,
a interrompu une séance du Sénat pour nous souhaiter la
bienvenue, à moi et à deux autres sénateurs canadiens,
et nous présenter aux législateurs américains, à
l’occasion de notre passage à Washington pour une
mission diplomatique. De notre côté, nous avons
accueilli des délégations étrangères de la Tunisie, de
la Chine, de la Russie et de l’Afghanistan.
De ces
rencontres et des liens d’amitié qui en découlent
peuvent naître une compréhension mutuelle et des
ententes profitables à tous.
Le Musée canadien des droits de la personne à Winnipeg, Manitoba
Le Musée canadien des droits de la personne sera le premier musée consacré à la question des droits de la personne au Canada. Il s’agira du premier musée fédéral construit depuis plus de quarante ans et le premier à être situé à l’extérieur d'Ottawa. Ayant son siège à Winnipeg, près du centre géographique de l'Amérique du Nord, le Musée représentera un centre d’apprentissage et d’histoire où les Canadiens et des personnes venant d’ailleurs pourront entamer un dialogue et s'engager à agir pour lutter contre les forces de la haine et de l'oppression. Ces creusements dans le domaine des droits de la personne pourront mener à l’action d’assurer que les droits de la personne sont mieux compris et absolument respectés au Canada et à travers le monde. Les plans actuels du Musée suggèrent que celui-ci sera un symbole iconique au Canada et témoignera de l'importance que nous accordons aux droits de la personne.

Le Président Kinsella devant le site du musée à Winnipeg

Kim Jasper, la directrice du Musée canadien des droits de la personne et le Président Kinsella
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