Le Parlement du Canada examine des projets de loi portant sur une multitude de sujets. Il y a deux types de projets de loi :
La plupart des mesures législatives que le Parlement examine sont des projets de loi d’intérêt public.
Bien que les projets de loi puissent être d’abord présentés au Sénat (le numéro est précédé de la lettre « S ») ou à la Chambre des communes (le numéro est précédé de la lettre « C »), le Sénat ne peut prendre l’initiative de déposer des projets de loi touchant les finances (c’est-à-dire ayant pour objet l’imposition d’une taxe ou encore la collecte ou l’utilisation de fonds publics).
Les projets de loi peuvent être présentés par le gouvernement (un ministre du Cabinet) ou par un membre du Parlement (un sénateur ou un député).
Tous les projets de loi sont examinés puis approuvés par le Sénat et la Chambre des communes avant de recevoir la sanction royale du gouverneur général, dernière étape pour qu’un projet de loi acquière force de loi.
Le processus législatif du Sénat ressemble à celui de la Chambre des communes. Il comporte cinq étapes :
Si le projet de loi a été présenté au Sénat, il est envoyé à la Chambre des communes, qui l’étudie selon un processus similaire en trois étapes de lecture. Si le projet de loi a été présenté à la Chambre des communes et qu’il n’a pas été amendé par le Sénat, il est prêt à recevoir la sanction royale.
Par contre, si le projet de loi a été présenté à la Chambre des communes et qu’il a été amendé par le Sénat, un message concernant ces amendements est expédié à la Chambre des communes pour lui demander son assentiment. Si le Sénat et la Chambre des communes ne s’entendent pas sur la teneur d’un projet de loi, ils peuvent proposer des amendements jusqu'à ce qu’il y ait entente à ce sujet. Lorsque les deux Chambres ont convenu d’une version finale, la sanction royale est octroyée au projet de loi par la reine ou l’un de ses représentants au Canada (habituellement le gouverneur général ou son remplaçant) et le projet de loi acquiert alors force de loi.
1 Le terme « lecture » désigne une étape de l’examen d’un projet de loi dans l’une ou l’autre des chambres du Parlement. Ce terme, issu de la tradition parlementaire au Royaume-Uni, date d’avant l’existence des procédés de reproduction. Un greffier faisait lecture, à voix haute, du projet de loi aux personnes rassemblées dans la salle. De nos jours, des photocopies du projet de loi sont distribuées et seuls le numéro du projet de loi et son titre, parfois, sont lus à voix haute.